ArMoEs

Une philosophie pratique : un Art du Mouvement Essentiel

ArMoEs, l’Art du Mouvement Essentiel est né à la fin des années 90, de la rencontre de Laurence Cortadellas et Jean-Michel Chomet. Au-delà de leur rencontre personnelle et intime, ils ont très vite ressenti le désir de développer une vision commune de leurs pratiques respectives qui s’enracine dans le respect et l’écoute du vivant et soit aussi capable de s’ancrer dans la culture occidentale qui est la nôtre.

ArMoEs est le fruit de ces longues années de cheminement, de questionnement en accord avec leurs sensibilités propres et leurs parcours si différents.

Elle reste encore aujourd’hui en constante évolution car c’est la base de leur dynamique.

Ils avaient observé l’un et l’autre que l’utilisation des méthodes, même excellentes en soi, ne conduisait pas toujours aux résultats espérés !

Ces pratiques, en effet, ne paraissaient pas déterminant pour l’évolution et l’épanouissement de chacun ; Il semblait effectivement  possible de pratiquer n’importe quelle méthode pendant des années sans résultat satisfaisant ! ».

Laurence et Jean-Michel ont alors réfléchi à ce constat, et en ont tiré de nombreux enseignements qui constituent aujourd’hui l’essence d’ArMoEs. ; notamment la question de la place des méthodes et des techniques dans une perspective de réalisation et d’évolution personnelle et spirituelle.

Il semble en effet qu’une méthode, quelle qu’elle soit, devienne agissante quand elle est fertilisée par un état d’esprit approprié ; mais de quelle nature est cet état d’esprit ? Quelle vision, quelle sensibilité particulière le nourrit ?

C’est peut-être ce que voulait nous suggérer Zhuang Zi  dans son chapitre 15 « Se torturer l’esprit » quand il décrit bon nombre de méthodes clairement identifiables et leurs incapacité en tant que telle à nous permettre de nous accorder au Dao !

En accord avec les traditions millénaires et nos propres expériences, nous pouvons constater que la vie est changement infini dans l’éternel présent ; que dire alors d’une méthode qui est nécessairement fragmentaire, finie et inscrite dans le temps ? La méthode serait comme une farine (quantité), la vision est comme un levain (qualité) ; sans levain, même une farine de très bonne qualité ne lève pas !

Si la conscience est fragmentée, elle ne peut pas appréhender le Vivant qui est Un, unité dont elle participe ! La vision et l’expérience, qualitatives, sont des portes essentielles donnant accès à l’intégralité du vivant et de l’invisible dans l’instant et non dans un futur, même proche. La présence véritable n’a que faire du sens et du mental, il est atemporel et alocal.

Cette « position intérieure » est indispensable pour une véritable participation à ce grand mouvement vital qui ne se fixe sur rien, ni ne s’installe nulle part.

L’étude devrait s’accorder au mouvement de la vie comme le proposait Zhuang Zi quand il écrit « le chemin est tracé en marchant » ; elle ne peut s’inscrire dans aucune forme définitive.

 

L’éveil de la conscience (pleine présence), résultat de l’étude, s’inscrit dans cette perspective de changement.

C’est la raison pour laquelle ils ont baptisé leur vision, ArMoEs. – L’Art du Mouvement Essentiel …

Art – car ce n’est ni une technique ni une méthode et même si ArMoEs. fait parfois appel à des moyens particuliers dans une perspective pédagogique ciblée, il est une vision holistique du vivant.

Mouvement – car c’est la caractéristique première de la vie. Toute forme vivante naît, croît, décroît, meurt et recommence son cycle indéfiniment.

Essentiel – car l’essence de toute chose est l’Un sans-forme-ni-nom qui fait naître et entretient ces formes vivantes d’instant en instant.

Rien dans cet art n’est pourtant nouveau ; il met simplement en œuvre des principes transmis depuis l’antiquité et ce dans toutes les cultures traditionnelles.

Car il faut bien le dire, nous inventons rarement dans ce domaine ; car tout a été dit, pensé et fait avant nous. Notre rôle demeure pourtant ; chaque génération a encore à accomplir sa démarche de réappropriation et d’actualisation pour que ces principes restent vivants et revivifiants, en les livrant dans une forme utile aux exigences et aux contraintes de notre monde d’aujourd’hui.jmlofilmsite2011

L’ ArMoEs peut être entendu comme une démarche de développement personnel en ce sens que :

« Développement » car de la même manière qu’une pellicule photographique contient en potentiel la photographie finale, nous devons la développer pour qu’elle nous apparaisse.

Et il s’agit bien de cela, faire que la potentialité en nous se manifeste, s’incarne concrètement et finalement se réalise.

« Personnel » car la personne recèle la matière première que sont ses potentialités ; il sera pourtant nécessaire de les affiner pour qu’elles puissent livrer leur essence et s’intégrer dans le processus graduel de notre réalisation.

Notre approche

Tous nos cours, stages et formations sont développés dans cette perspective

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L’Art du Mouvement Essentiel, est aussi une méthode de régénération naturelle.

Elle se base sur une recherche d’unification de l’esprit et du corps par le mouvement naturel, le lâcher respiratoire et la construction du corps d’intention.

L’ensemble des organes et des parties du corps, tous reliés à la colonne vertébrale sont ainsi stimulés, régulés et régénérés.

De petites séries d’exercices dynamiques ou statiques, fluides, globaux ou partitifs, simples en apparence privilégient l’utilisation des principes et l’expérimentation personnelle plutôt que l’imitation et la répétition formelle et routinière de méthodes.

La clef de cette vision alchimique réside dans la mise en œuvre du corps comme support d’initiation et dans la capacité à passer du penser au sentir. La présence à soi s’installe progressivement au fur et à mesure que l’attention s’affermit et que sensations, sentiments & émotions se clarifient et s’épanouissent et que s’harmonise la relation corps/esprit.

 

Les sources d'AR.MO.ES.

LES SOURCES D’ArMoEs

ArMoEs se décline selon trois axes interdépendants :

  • L’art du geste
  • L’art du souffle
  • L’art de l’esprit

L’art du geste

Deux sources principales ont nourri notre inspiration dans ce domaine de l’exploration et du développement de la fluidité et de la cohérence du corps. Avec Su Dong Chen, créateur de « Essence of Change », nous avons suivi une piste masculine et martiale et dans l’autre, avec Mme Liu Ya Fei, nous avons expérimenté une approche féminine et énergétique avec les Nei Yang Gong et le Qi Gong de la femme. Certains danseurs comme Peter Goss et son mouvement dansé extrêmement fluide et subtil nous ont également enrichit.

En revanche, la vision et les développements sur le processus même du mouvement se sont largement appuyés sur les enseignements de Robert Kientz, maître de la culture de l’Attention et d’autres maîtres de ce même courant de la lignée de Mahasi Sayadaw et Ajhan Sha (Vipassana).

L’art du souffle et l’art de l’esprit

Concernant ces deux axes, notre vision s’appuie sur plusieurs sources :

  • Le taoïsme originel de Lao Zi et Zhuang Zi et notamment le courant Quan Zhen (Complète Réalité) et ses auteurs : Liu I Ming, Zhang San Fong, …
  • Le Dzogchen tibétain et certains Yogas (Neldjors) qui en sont issus comme le Kum Nye Nying Tchik,
  • Les courants néoplatonicien, stoïcien et épicurien avec Plotin, Marc Aurèle, Épictète, Épicure, …
  • L’hermétisme d’Hermès Trimégiste et les traditions initiatiques occidentales qui en sont issues citons Henri Coton-Alvart, …
  • Krishnamurti et R. Kientz dont les enseignements sont très proches.
  • Les pratiques issues de Vipassana.
  • Et nos expérimentations et cheminements personnels …